[ellinika ]


La politique du gouvernement a été rejetée

Communiqué de la LCR 22/3/2004

Le gouvernement Raffarin vient d'être désavoué. L'offensive brutale antisociale menée depuis deux années a été massivement sanctionnée. L'augmentation du chômage, les privatisations, la suppression des allocations pour chômeurs, les attaques contre l'éducation nationale, la démolition du système de retraites a été massivement rejetée.
Les luttes sociales qui se sont développées ces derniers mois se sont aussi traduites dans le désaveu de la politique du gouvernement.

Le Front national confirme ses positions acquises lors de la dernière élection présidentielle. Il s'est enraciné dans une série de régions et constitue un vrai danger contre les libertés démocratiques et le mouvement ouvrier. Cette sanction de la politique du gouvernement s'est manifestée par une poussée électorale du Parti socialiste et de ses alliés de la gauche plurielle. Mais ces voix ne signifient, pas pour autant, une confiance renouvelée de l'électorat populaire dans la politique de la gauche plurielle. Le mode de scrutin de ces élections a favorisé les partis dominants. Ainsi, avec une augmentation du nombre de leurs voix, les révolutionnaires n'auront aucune représentation dans les conseils régionaux, à la différence des résultats des élections de 1998.

Les 5% des électeurs qui ont choisi les listes LCR-LO ont sanctionné le gouvernement Chirac-Raffarin tout en marquant leur désaccord avec la politique du Parti socialiste. Ces électeurs se sont retrouvés dans les objectifs que nous avons défendus pendant la campagne. Ces 5% représentent un espoir pour les luttes futures.

C'est dans ce sens que nous mènerons ensemble la prochaine campagne des élections européennes.

Comme nous l'avons dit, lors de notre campagne électorale, nous ne donnerons pas de consigne de vote.

Bien entendu, il est évident que nos listes n'appelleront pas à voter pour la droite, ni pour l'extrême droite. Nos électeurs se forgeront eux-mêmes leur opinion. Une partie de nos électeurs s'abstiendra, une autre votera pour la gauche. Nous faisons la différence entre les électeurs de gauche et ceux de droite, mais nous ne voulons pas cautionner la direction du Parti socialiste. A celui-ci de faire des propositions pour convaincre les hommes et les femmes qui ont voté pour nos listes au 1er tour. La LCR, quant à elle, continuera à défendre la politique qui a trouvé un écho favorable parmi les travailleurs, pour préparer dans l'unité les luttes de demain pour faire reculer le patronat et le gouvernement.

Bureau politique de la LCR

Lundi 22 mars 2004, 12H 40