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Γαλλία:
απέναντι στην επιβολή κατάστασης
πολυορκίας, 8/11/2005, |
Κοινή
ανακοίνωση οργανώσεων κατά της επιβολής
"κατάστασης έκτακτης ανάγκης"
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Les décisions annoncées par M.de Villepin, hier soir sur TF1, sont insupportables. Au lieu de répondre à l’urgence sociale, il ressuscite une loi datant de l’époque coloniale, la guerre d’Algérie donnant aux préfets le pouvoir de décréter le couvre-feu dans tout ou partie d’une commune et de suspendre nombre de libertés. Déjà, E.Raoult, maire du Raincy -la ville aux 2,6% de logements sociaux- en poisson-pilote de la répression, avait pris les devants et institué une telle mesure dans sa ville. Aussi, la LCR appelle à braver le couvre-feu en manifestant dans les communes ou les quartiers, de nuit s’il le faut, là où il serait institué par le préfet. La LCR invite toutes les organisations de gauche et démocratiques à organiser ensemble à ces manifestations.
Le 8 novembre 2005.
Communiqué de la LCR. Face à la révolte des banlieues et aux questions qu’elle pose, le gouvernement, par la voie de Villepin calque ses réponses sur les idées de l’extrême droite : réactivation des couvre-feux, augmentation de 20 % des effectifs de police déjà sur le terrain, arrestations massives et procès arbitraires. La LCR dénonce l’attitude du gouvernement, qui va jusqu’à réactiver la loi de 1955 permettant d’instaurer l’état d’urgence, loi qui en sont temps à permis les pires pratiques coloniales, lors de la guerre d’Algérie.
Chirac, Villepin et Sarkozy persistent dans l’application de politiques libérales et ultra répressives qui touchent l’ensemble de la population et qui sont exacerbées dans les cités. Ces actes de rage et de désespoirs sont ceux d’une population qui aura connu plus que toute autre l’échec scolaire, le chômage et la précarité, le rejet et l’oubli des gouvernements successifs.
La LCR en appelle à la population, aux jeunes, aux forces de gauche et démocratiques à ne pas se laisser diviser et à réagir ensemble pour défendre leur exigence de justice, d’égalité des droits et de dignité, et combattre les politiques libérales.
Le 7 novembre 2005
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Confronté à une révolte née de l'accumulation des inégalités et des discriminations dans les banlieues et les quartiers pauvres, le gouvernement vient de franchir une nouvelle étape, d'une extrême gravité, dans l'escalade sécuritaire. Même en mai 1968, alors que la situation était bien plus dramatique, aucune loi d'exception n'avait été utilisée par les pouvoirs publics. La proclamation de l'état d'urgence répond à une révolte dont les causes sont profondes et bien connues sur le seul terrain de la répression.
Au-delà du message symbolique désastreux que nourrira la référence à la guerre d’Algérie, il ne s’agit pas seulement de « couvre-feu », ce qui est déjà de l’ordre d’une logique de guerre. En fait le gouvernement a sciemment menti. La loi du 3 avril 1955 autorise des interdictions de séjour pour « toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics », des assignations à résidence pour « toute personne [∑] dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics », la fermeture des « lieux de réunion de toute nature » et l’interdiction des « réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre ». Le gouvernement a même prévu des perquisitions de nuit. Il peut, en outre, faire « prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature », et donner compétence aux juridictions militaires en concurrence avec les juges ordinaires.
Stopper
les violences et rétablir les solidarités dans les banlieues est
une nécessité. Cela implique-t-il de les soumettre à une
législation d’exception héritée de la période
coloniale ? On sait où mène le cycle bien connu qui enchaîne
provocations et répression, et quels résultats il permet
d’obtenir. Les banlieues n’ont pas besoin d’état d’exception :
elles ont besoin, désespérément, de justice, de respect
et d'égalité.
Alternative Citoyenne
ATMF
CEDETIM
Comité des sans-logis
CRLDHT
Fédération syndicale unitaire
Ligue communiste révolutionnaire
Ligue des droits de l’Homme
MRAP
Parti communiste français
Syndicat des avocats de France
Syndicat de la magistrature
Union syndicale Solidaires
Les Verts
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απέναντι στην επιβολή κατάστασης
πολυορκίας, 8/11/2005,